La pièce écrite par Shakespeare, actualisée par le metteur en scène Matthieu Hornuss, se joue du Mercredi au Dimanche, au Théâtre du Ranelagh.

Une mise en scène respectueuse des textes d’origines apportant modernité et humour, des acteurs performants, une mise en scène fantasmagorique. SOLD OUT recommande pour petits et grands ce classique merveilleusement bien revisité. Voici les raisons de notre coup de coeur.

“Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste.”

C’est avec un grand respect des mots, que le metteur en scène anime le texte du plus grand auteur dramatique de tous les temps (d’après les anglais), pour nous plonger au coeur d’un songe où fantasme et réalité s’unissent autour d’une poésie remarquable. Matthieu Hornuss s’emploie à donner vie à la schizophrénie des personnages qui, la nuit, réveillent des ardeurs et fantasmes inexprimés, lorsque le jour, le surmoi, reprend le dessus et cadenasse un inconscient frustré. Matthieu Hornuss accouche d’une pièce conviviale et moderne à l’esprit farceur et rusé. Comme le dit si bien Shakespeare, « Jamais fou rire sonore n’aura versé de larmes plus gaies».

« Jamais fou rire sonore n’aura versé de larmes plus gaies».

“Et voilà, j’éspère, une pièce dont les rôles sont bien distribués.”

Songe d’une nuit d’été est une mise en abîme du théâtre. En effet, Shakespeare, en parallèle de l’histoire principale, met en scène une troupe de joyeux comédiens, décidés à monter une représentation en l’honneur des noces royales. La troupe choisie une fin tragique et théâtrale à sa représentation royale, qui s’oppose à la fin heureuse du récit principal, grâce à l’intervention magique du roi de la forêt. Mais dans les deux cas, l’amour est triomphant.

“Et voilà, j’éspère, une pièce dont les rôles sont bien distribués.”

La troupe s’est habilement répartie les rôles et chacun semble être totalement imprégné de leurs personnages et interprète, pour la plupart, avec justesse et précision les rôles distribués.

“L’amour ne voit pas avec les yeux mais avec l’imagination.”

L’amour, sujet de prédilection de Shakespeare, est à nouveau prétexte à l’élaboration d’une pièce où l’amour triomphera.

“L’amour ne voit pas avec les yeux mais avec l’imagination.”

La passion triomphe aussi, du côté spectateur. La flèche de Cupidon nous transperce dès le début de la pièce. Serait-ce les acteurs si investis dans leurs personnages. Serait-ce la scénographie qui nous fait voyager dans l’univers fantasmagorique proposé par Shakespeare. Serait-ce la poésie des dialogues qui enchante nos oreilles aux aguets . Transportés par le texte, la mise en scène et la scénographie, le metteur en scène réveille notre imagination et nous fait voyage sur les terres de Shakespeare pendant plus d’une heure quinze.

Scénario: (5,0 / 5)
Décor: (4,5 / 5)
Interprétation: (4,0 / 5)
Ambiance: (4,5 / 5)

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